
Bonjour. Aujourd'hui, je vais vous parler du café.
Le café est un breuvage, habituellement servi chaud. Dans le café, on peut mettre du lait, du sucre ou d'un autre édulcorant, de la crème, de l'arôme naturel ou artificiel. On peut aussi ne rien mettre, on appelle ça alors un café noir. Il arrive aussi que l'on serve le café froid, mélangé avec de la glace concassée, alors c'est un café glacé. Le café peut aussi servir dans la confection de desserts au café, habituellement classés sous la rubrique mocha, et aussi dans la crème glacée du même nom.
Le café peut être préparé de plusieurs façons : à la turque en moulant très fin le café qu'on recouvre d'eau bouillante au fond d'une toute petite tasse ; expresso, dans une machine pression ; à l'italienne avec une cafetière sur le poêle ; filtre, dans un percolateur ; bodum, dans une bodum ; il y a sûrement d'autres moyens de par le monde et il n'en tient qu'à mes auditeurs d'intervenir pour me les faire connaître. Plus le café infuse longtemps, plus il est fort en caféine. La caféine est la substance active du café, un alcaloïde qui rend plus alerte ou plus fou, c'est selon les prédispositions du buveur. Plus le café est pâle, moins il est cuit (torréfié) et donc il est plus fort en caféine. Donc plus vous achetez un café qui goûte rien, plus vous allez ressentir les effets enivrants de la caféine.
J'aime le café. Le café est bon pour moi. J'en bois de une à trois tasse en moyenne par jour et cela me procure un bien être difficile à décrire pour les gens qui n'ont jamais connu ou encore ceux qui développent des troubles à tendance psychotique avec le café. Tout d'abord, il y a le goût, amer et dense, que ma bouche et mon cerveau reconnaissent aussitôt et accueillent à papilles ouvertes. Je sirote les premières gorgées, trop chaudes, puis lorsque le tout atteint une température optimale, je m'enfile mon café à grandes lampées. Je sens l'éveil dans mes yeux, mes mains, mes jambes, mais c'est surtout mon esprit qui devient un tantinet plus affilé. D'ailleurs, je bois mon café en écrivant et plus le temps avance, plus je tape vite sur les touches de mon clavier, avec précision de surcroît.
Lorsque j'ai le caprice de me faire un deuxième café, il me faut à tout prix faire quelque chose. Si je ne fais pas quelque chose, je me mets doucement à trembloter et si quelqu'un a le malheur de m'appeller à ce moment-là, eh bien, gare à ses oreilles, je parle et je parle. C'est évidemment pire si j'en bois un troisième. Là je ne tiens plus en place et il se peut aussi que les effets secondaires désagréables de la caféine me minent peu à peu : mal d'estomac, chiasse, sensation d'avoir vraiment trop d'énergie dans le contexte, virage en rond et après quelques heures, fatigue lourde et humide, tropicale, comme si le café voulait me rappeller ses origines, me tranformer en caféier, me retourner à l'esclavage et au commerce non équitable. Alors je me dis : "Je crois que j'ai trop bu de café" et je ne peux rien faire sinon trembler, parler et uriner tout à la fois.
Mais je ne peux lui en vouloir longtemps et le lendemain, mon nez réclame à grands sniffs ses effluves capiteuses, ma langue n'aura de repos tant qu'elle n'aura accueilli sa première goutte de café.
Quel beau breuvage que le café. Vraiment.

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