samedi, octobre 11, 2008

Maître chez soi

Chez moi, le carcajou n'est pas un animal en voie d'extinction.

mardi, septembre 23, 2008

Ma petite clôture


Aujourd'hui, je décide de planter une petite clôture. Oh, pas une palissade coiffée de barbelés, seulement un treillis avec de la vigne grimpante, presque pas une clôture. Pour me séparer de la bêtise, beaucoup trop abondante et envahissante par les temps qui courent.

Pas moyen d'ouvrir mon ordi, le journal, la radio, la porte de mon chez-moi, sans entendre des énormités, des absurdités, des horreurs. Pas moyens de tendre l'oreille à la cafétéria sans capter une phrase raciste, démagogue, idiote. Je suis enduite, enrobée de cet air du temps, cet air niais et nauséabond. Des preuves consternantes de l'échec de l'humanité à être heureux ailleurs que dans les apparences couvrent les panneaux-réclame, les magazines, les lieux communs. Les humains sont malades. Malades tout court et malades de se croire malades. Et des fous, considérés comme des sommités du monde scientifique, s'évertuent à trouver le moyen de rendre tout ce beau monde immortel ! Alors que les quelques décennies de leur piètre existence suffisent amplement à nuire à la beauté qui subsiste de peine et de misère à travers toute cette charogne.

Alors voilà je plante une petite clôture qui me permettra de faire naïvement abstraction de tout cela. Une jolie, en fer forgé par exemple. Parsemée de gloires-du-matin.

C'est drôle, mais même si j'ai plein de beaux projets, que j'aime des gens de tout mon coeur, que je me vois vivre une vie colorée, joyeuse, intense, malgré tous mes rêves réels ou imaginaires, je me prends à souhaiter que tout s'arrête, que les humains disparaissent. Qu'ils disparaissent dans le trou noir qu'ils sont en train de fabriquer avec leur accélérateur de particules géant, tiens. Ça serait ironique. Si Dieu existe, il se marrerait bien.

lundi, juillet 21, 2008

Ma vésicule biliaire


Mon chum est un homme résolument formidable.

Moi, je suis une girouette. Je change d'idée, j'échafaude des plans extravagants, je me projette dans des métiers diamétralement opposés à mon domaine d'études et toujours, mon homme me dit "go, vas-y, c'est une bonne idée". Presque toujours, car quand j'ai des caprices de dépenses subites (comme un i-pod 9 gigs), il m'y refait penser à deux fois. Il est un excellent gestionnaire de budget, sans être gratteux toutefois. Mais là, cette fois il me donne la possibilité de réaliser mon rêve d'avant grossesse : partir en Chine, toute seule, sans chum, sans bébé, pendant un mois. L'important c'est que tu sois heureuse, qu'il me dit.

Ouf ! Depuis, j'y pense sans arrêt, ma vésicule biliaire marche à plein régime tandis que je me vois déjà boire un thé dans une gargote miteuse avec des chinois qui crachent par terre et qui me regardent avec le sourire plein de dents.

Pourquoi la bile ? Comme certains d'entre vous le savent, avec un bébé naît la fameuse culpabilité maternelle. Cette forme galopante de culpabilité vous ronge chaque fois que vous faites un geste sans tenir compte (ou en tenant moins compte, mettons) de ce petit être adorable que vous avez mis au monde. Du coup, partir un mois, ça éveille des craintes. Crainte qu'il parle, qu'il sache lire et conduise une voiture en revenant, certes, mais surtout la crainte qu'il m'oublie ou qu'il soit traumatisé par l'abandon maternel.

Mais la Chine, boswell ! La Chine ! J'entamerai cet automne ma cinquième session de chinois : faut bien que ça serve à quelque chose... Et puis bon, ce n'est pas quand je serai de nouveau enceinte que ce sera le temps d'aller me promener à vélo à Pékin.

En attendant je feuillette mon Lonely Planet et je me dis... En fait je ne me dis rien, je laisse passer les images dans mon esprit et je contemple mon rêve tandis qu'il pousse.

mardi, juillet 15, 2008

Je préfère le mou


Alors que je pourrais maximiser le temps de mon existence sur Terre et faire, faire, faire, je choisis la mollesse, le sommeil, la lecture et le grignotage en tous genres. Pourtant, je suis une personne pleine de ressources : l'autre soir, justement, quelqu'un énumérait mes capacités et j'en avais l'air d'un vrai chien savant. Ma mère d'ailleurs se plaît à m'imaginer jonglant harmonieusement avec toutes ces capacités et raconte à tous ses amis à quel point je suis une bonne otarie jongleuse. Pourtant (et ne le dites pas à ma mère), je suis un être tout de paresse et de lâcheté.

Voyez, à la place de jouer de la musique, écrire et pratiquer les langues que j'ai commencé à apprendre ; au lieu de changer le monde, de faire de l'art, de pratiquer un sport, de méditer, de voyager ; plutôt que de faire la vaisselle, le lavage et que de rempoter les plantes ; alors que des meubles attendent d'être décapés, des murs d'être repeints : je blogue !!!

Après avoir blogué, j'irai sans doute poursuivre la lecture de ce fabuleux roman plein d'humour noir (du sang, du sexe et des blagues de mauvais goût sur la religion, le tout sur fond de voyage initiatique à travers l'empire austro-hongrois), manger quelques framboises et me coucher, dans un lit pas lavé où s'accumulent les miettes ramenées de dehors par mon chat.

Un pote cette semaine me citait un rasta man fort inspiré. Sous ses dreads et derrière ses lunettes fumées (y'avait pas que les lunettes de fumées, semble-t-il), le porte-parole de Jah résumait bien ma situation : "I'm too blessed to be stressed".

Yeah man, respect !!!


Cat's back !

Après plus d'un an et demi d'absence, je reviens à vous, chers internautes et plus en forme que jamais (c'est plus ou moins vrai, mais c'est accrocheur, comme formule...) !!! Pour ceux qui craignent voir apparaître ici des biberons et des couches, rassurez-vous ! Je n'ai nullement envie que ce blog embaume la maternité. Je suis un chat et je reste un chat. C'est donc avec désinvolture que je viendrai ici me lécher les pattes et faire mes griffes.

Miaoument vôtre.

Platzkot, le chat boute-en-train.