vendredi, septembre 29, 2006

Le gris dehors, le gris dedans


Il n'y a pas que la nuit que les chats sont gris. Il y a aussi le 29 septembre en plein jour, après un sommeil trop demandant, alors qu'il ne reste plus de café.

Mes chers frères, mes chères soeurs, le rêve est une chose étrange. Combien de fois m'apparutes-vous complètement changés, beaux ou laids, amoureux ou plein de haine, vifs ou morts, dans cet univers qui chaque nuit se déforme, s'agrandit ? Pourquoi notre vie le jour donne-t-elle l'impression d'une suite logique où les événements s'enchaînent en cause à effet alors que notre existence nocturne ressemble à un vaste château aux pièces ondulantes qui se déplacent à mesure que l'on emprunte un couloir différent ? Et puis je me questionne sur l'horreur dans les rêves, sur l'érotisme dans les rêves, sur la mort, l'extase, l'inquiétude, l'angoisse... Comment se fait-il que nous ne ressentions jamais aussi intensément ces émotions que dans les songes ? Et qu'est-ce qui fait que tout-à-coup je m'aperçois que je rêve ?
Rêve-je ????

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