
Aujourd'hui, je décide de planter une petite clôture. Oh, pas une palissade coiffée de barbelés, seulement un treillis avec de la vigne grimpante, presque pas une clôture. Pour me séparer de la bêtise, beaucoup trop abondante et envahissante par les temps qui courent.
Pas moyen d'ouvrir mon ordi, le journal, la radio, la porte de mon chez-moi, sans entendre des énormités, des absurdités, des horreurs. Pas moyens de tendre l'oreille à la cafétéria sans capter une phrase raciste, démagogue, idiote. Je suis enduite, enrobée de cet air du temps, cet air niais et nauséabond. Des preuves consternantes de l'échec de l'humanité à être heureux ailleurs que dans les apparences couvrent les panneaux-réclame, les magazines, les lieux communs. Les humains sont malades. Malades tout court et malades de se croire malades. Et des fous, considérés comme des sommités du monde scientifique, s'évertuent à trouver le moyen de rendre tout ce beau monde immortel ! Alors que les quelques décennies de leur piètre existence suffisent amplement à nuire à la beauté qui subsiste de peine et de misère à travers toute cette charogne.
Alors voilà je plante une petite clôture qui me permettra de faire naïvement abstraction de tout cela. Une jolie, en fer forgé par exemple. Parsemée de gloires-du-matin.
C'est drôle, mais même si j'ai plein de beaux projets, que j'aime des gens de tout mon coeur, que je me vois vivre une vie colorée, joyeuse, intense, malgré tous mes rêves réels ou imaginaires, je me prends à souhaiter que tout s'arrête, que les humains disparaissent. Qu'ils disparaissent dans le trou noir qu'ils sont en train de fabriquer avec leur accélérateur de particules géant, tiens. Ça serait ironique. Si Dieu existe, il se marrerait bien.
Pas moyen d'ouvrir mon ordi, le journal, la radio, la porte de mon chez-moi, sans entendre des énormités, des absurdités, des horreurs. Pas moyens de tendre l'oreille à la cafétéria sans capter une phrase raciste, démagogue, idiote. Je suis enduite, enrobée de cet air du temps, cet air niais et nauséabond. Des preuves consternantes de l'échec de l'humanité à être heureux ailleurs que dans les apparences couvrent les panneaux-réclame, les magazines, les lieux communs. Les humains sont malades. Malades tout court et malades de se croire malades. Et des fous, considérés comme des sommités du monde scientifique, s'évertuent à trouver le moyen de rendre tout ce beau monde immortel ! Alors que les quelques décennies de leur piètre existence suffisent amplement à nuire à la beauté qui subsiste de peine et de misère à travers toute cette charogne.
Alors voilà je plante une petite clôture qui me permettra de faire naïvement abstraction de tout cela. Une jolie, en fer forgé par exemple. Parsemée de gloires-du-matin.
C'est drôle, mais même si j'ai plein de beaux projets, que j'aime des gens de tout mon coeur, que je me vois vivre une vie colorée, joyeuse, intense, malgré tous mes rêves réels ou imaginaires, je me prends à souhaiter que tout s'arrête, que les humains disparaissent. Qu'ils disparaissent dans le trou noir qu'ils sont en train de fabriquer avec leur accélérateur de particules géant, tiens. Ça serait ironique. Si Dieu existe, il se marrerait bien.

2 commentaires:
houlalà ! ouyouyouille !
ouais...
je suis de tout mon coeur avec toi ô petite chat placoteuse ... je sais !
sont pas bin bin relax et je crois que l'intelligence est en régression, après le big bang mental du premier homo sapiens, j'crérais qu'on assiste aux derniers soubresauts du big crush ( c'est le mental qui se replie par end'dans ) du sapiens sapiens ( qui signifie comme tu l'écris si bien "lui qui s'pense bon", ou malade, c'est pareil !!
sympathie!
amour toujours et longue vie aux fleurs grimpantes
loulie
Bonjour à vous ...
Quel plaisir de vous lire, en vous lisant d'ailleurs, je découvre quelqu'un de conscient !
cela fais toujours plaisir !
ps: citation :
Si Dieu existe, il se marrerait bien.
Malheureusement je croit qu'il à crée l'homme à son image !
Donc si il ne se marre pas,il doit être dans son fauteuil avec sa bière devant le superbowl !
Et il ne vas pas se coucher tard demain matin samedi, il à une pelouse stérile à tondre, et surement un barbecue des anciens
de la classe 65 ! (sourire)
bonne fin de journée à vous !
Serge.
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