mardi, juillet 15, 2008

Je préfère le mou


Alors que je pourrais maximiser le temps de mon existence sur Terre et faire, faire, faire, je choisis la mollesse, le sommeil, la lecture et le grignotage en tous genres. Pourtant, je suis une personne pleine de ressources : l'autre soir, justement, quelqu'un énumérait mes capacités et j'en avais l'air d'un vrai chien savant. Ma mère d'ailleurs se plaît à m'imaginer jonglant harmonieusement avec toutes ces capacités et raconte à tous ses amis à quel point je suis une bonne otarie jongleuse. Pourtant (et ne le dites pas à ma mère), je suis un être tout de paresse et de lâcheté.

Voyez, à la place de jouer de la musique, écrire et pratiquer les langues que j'ai commencé à apprendre ; au lieu de changer le monde, de faire de l'art, de pratiquer un sport, de méditer, de voyager ; plutôt que de faire la vaisselle, le lavage et que de rempoter les plantes ; alors que des meubles attendent d'être décapés, des murs d'être repeints : je blogue !!!

Après avoir blogué, j'irai sans doute poursuivre la lecture de ce fabuleux roman plein d'humour noir (du sang, du sexe et des blagues de mauvais goût sur la religion, le tout sur fond de voyage initiatique à travers l'empire austro-hongrois), manger quelques framboises et me coucher, dans un lit pas lavé où s'accumulent les miettes ramenées de dehors par mon chat.

Un pote cette semaine me citait un rasta man fort inspiré. Sous ses dreads et derrière ses lunettes fumées (y'avait pas que les lunettes de fumées, semble-t-il), le porte-parole de Jah résumait bien ma situation : "I'm too blessed to be stressed".

Yeah man, respect !!!


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